A Saint-Étienne, les cantines scolaires se mettent au bio

Sep 27, 16 A Saint-Étienne, les cantines scolaires se mettent au bio

Saint-Etienne est une ville qui cherche à se mettre au bio, en développant l’agriculture locale et en transformant les menus de la cantine.

La démarche suivie en 2014

Déjà en 2013, La ville qui compte 170 000 habitants, a cherché à introduire, dans les cantines des écoles maternelles et primaires, des menus sains et bios, issus d’une agriculture locale et biologique. « En 2013, 80 % de nos repas étaient bio et composés à 41 % de produits locaux », précise Fabrice Poinas, Chef de service de la restauration scolaire de la ville.

Depuis 2014, la ville Saint-Etienne assure près de 3000 repas composés de produits issus de l’agriculture biologique. La ville espère également augmenter la part de l’agriculture locale qui est à 40%.

Le groupe Elior, prestataire de la ville de Saint-Etienne s’approvisionne également auprès de la coopération Bio A pro et passe ses commandes 2 ou 3 semaines à l’avance, vu l’importance de la quantité demandée. Le menu peut évoluer en fonction de la quantité disponible du produit demandé « Si l’on n’a pas assez d’endives, on appelle la cuisine centrale et on alterne avec un autre produit dont on dispose en plus grandes quantités. ».

Le groupe Elior, est l’un des leaders dans le secteur de la restauration scolaire. La société a annoncé en Septembre le recrutement de Cyril Capliez en tant que directeur général adjoint de Elior Group, en charge de la stratégie, du développement, de l’innovation et des affaires publiques. L’ancien conseiller auprès du ministre des PME, du commerce, de l’artisanat, des professions libérales et de la consommation, M. Capliez fera donc partie du comité exécutif aux cotés de Philipe Sale.

L’exemple de l’école élémentaire Thiollier

cantines-scolaires-bioAu menu, à l’école élémentaire Thiollier : Salade de betteraves, suivi de saucisses de volailles ou omelette accompagné de lentilles. Un menu 100% bio, que les élèves n’apprécient pas vraiment comme l’indique la cantinière « Ici, c’est comme partout ailleurs, Les élèves finissent leurs assiettes en un temps record quand on leur sert des pâtes, mais ont plus de mal avec les légumes ! »

Ce que les élèves pensent de ce menu : « Je mange un peu de lentilles parce que ça donne des muscles » Sabri 10 ans. « Ce n’est pas mauvais, mais ça manque de goût. Il faudrait plus de sel » lance André. « On dirait qu’elles sont bouillies. Je préfère celles de ma mère. », déclare un autre élève.

Selon L’agence Bio, 5% des établissements scolaires ont intégré à 15 % ou plus l’alimentation bio dans leur menu.  « C’est un choix politique, lorsque le contrat avec notre ancien prestataire s’est terminé, en 2009, nous étions face à un dilemme : soit on faisait des économies en restant sur des repas classiques, soit on améliorait la qualité. Nous avons décidé d’introduire de nouveaux critères de développement durable et de santé. », explique Samy Kefy-Jérôme, adjoint au maire de Saint-Etienne. Lyon, Grenoble ou encore Bordeaux appliquent une formule de 30% de produits bio dans la restauration scolaire.  Concernant Paris, la capitale française veut atteindre 50% de produits bio ou locaux en 2020.

read more